mardi 26 juin 2007
Faire du sport, ça fait maigrir !
Contrairement à une idée largement répandue, faire du sport ne suffit pas pour perdre du poids. Si vous voulez maigrir, il faut non seulement changer votre façon de manger mais également faire du sport. En résumé, pour maigrir, il faut diminuer les entrées (ce que l'on mange) et augmenter les sorties (ce que l'on dépense) de calories.
Une heure de course à pied, de vélo ou de natation permet de dépenser 400 à 600 kilocalories (kcal). Pour comprendre ce que ces chiffres signifient, des repères sont nécessaires.
Faire du sport n'entraîne pas de grosses dépenses énergétiques
Marcher 1 kilomètre à pied fait dépenser 65 kcal, pour perdre 1 kilo en 1 mois (1 kilo de graisse = 8 000 kcal) il faut donc marcher 138 kilomètres dans le mois, c'est-à-dire faire 4,6 kilomètres tous les jours de façon soutenue.
Un jogging à la vitesse de 8 kilomètres/ heure fait dépenser 80 kcal par kilomètre soit 640 kcal chaque heure (8 kilomètres). Pour perdre 1 kilo, il faut donc courir à cette allure pendant 12,5 heures.
Prenons un autre exemple assez simple. Petit problème : Combien de temps doit-on courir pour brûler les calories apportées par une tartelette au pommes ? Réponse : au moins deux heures et demi. Autre problème : combien de temps doit-on nager pour le même résultat ? Réponse : 2 heures.
Mince et musclé…
Mais alors le régime seul suffit-il à maigrir ? Réponse : non. Le régime fait, avant tout, perdre des muscles (ce que l'on appelle la masse maigre), ce qui n'est pas le but recherché.
Pour conserver ses muscles, il faut donc faire du sport et si l'on veut perdre les kilos de trop (la masse grasse) il faut manger moins. Il n'est pas facile de commencer une activité physique quand on est trop gros. En effet, plus on est gros, moins on se bouge. Maigrir est alors une affaire de temps et la seule manière d'y arriver est de reprendre une activité physique de façon très progressive.
Allez-y progressivement !
C'est dur au début, puis petit à petit ça devient de plus en plus facile jusqu'à ne plus pouvoir s'en passer.
Allez-y donc doucement au début, pour ne pas être dégoûté, le principal étant de ne pas s'arrêter quand on a commencé. Quelle activité sportive choisir ? Si vous êtes gros, évitez de pratiquer un sport qui porte votre poids. La natation et le vélo sont donc des sports conseillés.
Mais, n’oubliez pas que toute activité physique est utile : si possible faites vos courses à pied ou garez votre véhicule loin des commerçants ; évitez d'utiliser les ascenseurs, descendez une station de métro ou d'autobus avant votre destination et rentrez chez vous à pied…
Dr Emmanuel Zinski (article tire de Doctissimo)
mercredi 13 juin 2007
Man Ray

Né le 27 août 1890 à Philadelphie, Emmanuel Rudnitsky, peintre, designer et réalisateur de films d'avant-garde, est surtout connu comme photographe surréaliste à partir de 1918.
Il vit à New York et, avec son ami proche Marcel Duchamp, il forme une branche américaine du mouvement Dada né en Europe par rejet de l'art traditionnel. Après quelques expériences artistiques infructueuses, et notamment une publication sur le Dada new-yorkais en 1920, Man Ray conclut que « Dada ne peut pas vivre à New York ». En 1921, il s'établit donc à Paris, dans le quartier du Montparnasse, pour y vivre et y travailler. C'est là-bas qu'il tombe amoureux de la chanteuse française Kiki.
Avec Jean Arp, Max Ernst, André Masson, Joan Miró et Pablo Picasso, il présente ses œuvres à la première exposition surréaliste de la galerie Pierre à Paris en 1925.
À Montparnasse, durant trente ans, Man Ray révolutionne l'art photographique. Les grands artistes de son temps posent sous son objectif comme, entre autres, James Joyce, Gertrude Stein ou Jean Cocteau. Il contribue à valoriser l'œuvre d'Eugène Atget qu'il fait découvrir aux surréalistes et à son assistante Berenice Abbott. En 1934, Meret Oppenheim pose pour Man Ray, cette série de photos de nus devient la plus célèbre de leur auteur.
Plus tard, Man Ray revient aux États-Unis, pour vivre à Los Angeles. Mais c'est à son domicile parisien qu'il retourne vivre. Il devient Satrape du Collège de Pataphysique en 1963. Il meurt le 18 novembre 1976 et est inhumé au cimetière du Montparnasse (7e division) où on peut lire sur sa tombe son épitaphe : Unconcerned, but not indifferent (Pas inquiété, mais pas indifférent).
Il vit à New York et, avec son ami proche Marcel Duchamp, il forme une branche américaine du mouvement Dada né en Europe par rejet de l'art traditionnel. Après quelques expériences artistiques infructueuses, et notamment une publication sur le Dada new-yorkais en 1920, Man Ray conclut que « Dada ne peut pas vivre à New York ». En 1921, il s'établit donc à Paris, dans le quartier du Montparnasse, pour y vivre et y travailler. C'est là-bas qu'il tombe amoureux de la chanteuse française Kiki.
Avec Jean Arp, Max Ernst, André Masson, Joan Miró et Pablo Picasso, il présente ses œuvres à la première exposition surréaliste de la galerie Pierre à Paris en 1925.
À Montparnasse, durant trente ans, Man Ray révolutionne l'art photographique. Les grands artistes de son temps posent sous son objectif comme, entre autres, James Joyce, Gertrude Stein ou Jean Cocteau. Il contribue à valoriser l'œuvre d'Eugène Atget qu'il fait découvrir aux surréalistes et à son assistante Berenice Abbott. En 1934, Meret Oppenheim pose pour Man Ray, cette série de photos de nus devient la plus célèbre de leur auteur.
Plus tard, Man Ray revient aux États-Unis, pour vivre à Los Angeles. Mais c'est à son domicile parisien qu'il retourne vivre. Il devient Satrape du Collège de Pataphysique en 1963. Il meurt le 18 novembre 1976 et est inhumé au cimetière du Montparnasse (7e division) où on peut lire sur sa tombe son épitaphe : Unconcerned, but not indifferent (Pas inquiété, mais pas indifférent).
Edouard Manet

Issu d'une famille bourgeoise, artiste dans l'âme, Manet refuse de s’engager dans les études de droit auxquelles son père le prédestine. Il choisit très vite d’entrer dans l'atelier du peintre académique Thomas Couture. Après six ans d'apprentissage, face à l'échec de ses toiles et aux remontrances de son maître, il rompt finalement avec lui pour développer librement son propre style.
Il se forme librement en copiant les chef-d'œuvres de tous les plus grands musées européens (France, Italie, Allemagne, Hollande et Espagne). D'ailleurs les fonds gris de certaines de ses œuvres dénotent une profonde admiration pour Goya.
En 1861, il croit rencontrer un début de succès avec le Portrait de M. et Mme Auguste Manet. Moins d’un an plus tard, toutefois, les couleurs et l'aspect érotique de Lola de Valence font scandale.
En 1863, le célèbre Déjeuner sur l'herbe et la provocante Olympia achèvent de le classer aux yeux de l’opinion dans la catégorie des artistes infréquentables, et ses œuvres seront dès lors refusées quasi - systématiquement au Salon de Paris se verront au Salon des refusés avec celles de Degas, Millet, Monet, Pissarro, Renoir, Sisley. Suivra en 1869, une série de marines.
4 Septembre 1870 : dès la proclamation de la Troisième République, Manet, ardent républicain, s'engage comme Garde National.
En 1873, il expose au Salon "Le Bon Bock", tableau « naturaliste », qui marque l'influence de Zola, mais surtout reçoit la reconnaissance du marché de l’art qui le consacre enfin (son ami Durand-Ruel, marchand d'art, vendant nombre de ses toiles).
En 1874, ne s’en sentant pas assez proche, il choisit de ne pas exposer avec les jeunes impressionnistes dans l'Atelier de Nadar. En dépit de son amitié pour tous les peintres de cette école, qui se réclament de lui, tels que Degas, Monet, Pissarro, Renoir, Sisley, ... et surtout Berthe Morisot dont il fut le mentor et qui épousera son frère Eugène cette même année. Il passe l’été 1874 sur son bateau- atelier entre "Argenteuil" et Gennevilliers, avec ses amis Monet, Renoir, (mais aussi Stéphane Mallarmé). Sous leur influence, il développera un style "plein air" beaucoup plus clair et plus proche des impressionnistes.
A partir de 1876 et durant ses dernières années, fatigué, et malgré les attaques d’une grave maladie (qui causera l’amputation de sa jambe gauche et finira par l'emporter), même s’il continue de peindre et d'exposer régulièrement au Salon, il se consacre à des « œuvres d’intérieur » : natures mortes, compositions florales et portraits (notamment celui du poète Stéphane Mallarmé en 1876).
En 1881/ 1882, il présentera à ce même Salon, sa dernière œuvre majeure, "Un bar aux Folies Bergère" (réalisé en Atelier).
1883, l’amputation de la jambe gauche le 19 avril précède de peu son décès le 30 avril. À sa mort, à Paris, il laissera derrière lui, orphelin le Groupe des Batignolles (voir le tableau) mais aussi plus de quatre cents toiles sans parler d’innombrables pastels, esquisses, etc.. passés depuis à la postérité.
Ses tableaux, mal perçus à l’époque, ouvrent la voie à la peinture moderne, et font de Manet le chef de file des "avant-gardistes" (artistes d'avant-garde). Le peintre est souvent considéré aujourd’hui comme l'un des pères de l’impressionnisme, étant donné qu’il fut proche de ce courant tant par son style que par ses thèmes de prédilection. Sa manière de peindre reste néanmoins foncièrement différente de celle de Claude Monet ou de Camille Pissarro, car un peu plus réaliste.
En 1893 : par Ironie de l’Histoire : Olympia « refusée » en 1863, entre, à l'âge de 30 ans, au Musée du Louvre.
Il se forme librement en copiant les chef-d'œuvres de tous les plus grands musées européens (France, Italie, Allemagne, Hollande et Espagne). D'ailleurs les fonds gris de certaines de ses œuvres dénotent une profonde admiration pour Goya.
En 1861, il croit rencontrer un début de succès avec le Portrait de M. et Mme Auguste Manet. Moins d’un an plus tard, toutefois, les couleurs et l'aspect érotique de Lola de Valence font scandale.
En 1863, le célèbre Déjeuner sur l'herbe et la provocante Olympia achèvent de le classer aux yeux de l’opinion dans la catégorie des artistes infréquentables, et ses œuvres seront dès lors refusées quasi - systématiquement au Salon de Paris se verront au Salon des refusés avec celles de Degas, Millet, Monet, Pissarro, Renoir, Sisley. Suivra en 1869, une série de marines.
4 Septembre 1870 : dès la proclamation de la Troisième République, Manet, ardent républicain, s'engage comme Garde National.
En 1873, il expose au Salon "Le Bon Bock", tableau « naturaliste », qui marque l'influence de Zola, mais surtout reçoit la reconnaissance du marché de l’art qui le consacre enfin (son ami Durand-Ruel, marchand d'art, vendant nombre de ses toiles).
En 1874, ne s’en sentant pas assez proche, il choisit de ne pas exposer avec les jeunes impressionnistes dans l'Atelier de Nadar. En dépit de son amitié pour tous les peintres de cette école, qui se réclament de lui, tels que Degas, Monet, Pissarro, Renoir, Sisley, ... et surtout Berthe Morisot dont il fut le mentor et qui épousera son frère Eugène cette même année. Il passe l’été 1874 sur son bateau- atelier entre "Argenteuil" et Gennevilliers, avec ses amis Monet, Renoir, (mais aussi Stéphane Mallarmé). Sous leur influence, il développera un style "plein air" beaucoup plus clair et plus proche des impressionnistes.
A partir de 1876 et durant ses dernières années, fatigué, et malgré les attaques d’une grave maladie (qui causera l’amputation de sa jambe gauche et finira par l'emporter), même s’il continue de peindre et d'exposer régulièrement au Salon, il se consacre à des « œuvres d’intérieur » : natures mortes, compositions florales et portraits (notamment celui du poète Stéphane Mallarmé en 1876).
En 1881/ 1882, il présentera à ce même Salon, sa dernière œuvre majeure, "Un bar aux Folies Bergère" (réalisé en Atelier).
1883, l’amputation de la jambe gauche le 19 avril précède de peu son décès le 30 avril. À sa mort, à Paris, il laissera derrière lui, orphelin le Groupe des Batignolles (voir le tableau) mais aussi plus de quatre cents toiles sans parler d’innombrables pastels, esquisses, etc.. passés depuis à la postérité.
Ses tableaux, mal perçus à l’époque, ouvrent la voie à la peinture moderne, et font de Manet le chef de file des "avant-gardistes" (artistes d'avant-garde). Le peintre est souvent considéré aujourd’hui comme l'un des pères de l’impressionnisme, étant donné qu’il fut proche de ce courant tant par son style que par ses thèmes de prédilection. Sa manière de peindre reste néanmoins foncièrement différente de celle de Claude Monet ou de Camille Pissarro, car un peu plus réaliste.
En 1893 : par Ironie de l’Histoire : Olympia « refusée » en 1863, entre, à l'âge de 30 ans, au Musée du Louvre.
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